Nice-Matin a publié, dans son édition du, mercredi 18 janvier 2012, une interview de Mr GUMIEL, Maire de Vallauris Golfe Juan « C’est une tradition. Au mois de janvier, Nice-Matin ouvre le dialogue avec le Maire de chaque commune ».
Même si le Maire n’a rien à dire ? Apparemment, puisque c’est manifestement le cas.
Plus qu’un bilan, le maire nous dresse le constat d’échec des quatre dernières années. Encore une fois, il nous ressasse la même rengaine qu’en 2006, à deux ans des municipales « Laissez moi finir mon mandat, et en 2012, on rasera gratis ! »
C’est pathétique, et à la lecture de cette liste à la Prévert, on se demande de quoi peut bien se réjouir le maire.
Concernant le développement économique, il ne fait que constater la mort du cœur de ville, en assaisonnant légèrement d’un soupçon de « Y’a qu’a, faut qu’on » Et voila le retour de l’école internationale de céramique pour dynamiser le centre ville, dont il dit d’ailleurs qu’il ne s’agit que d’un projet. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a loin du projet actuel à la réalisation.
Isoler le dialogue sur la piétonisation de l’avenue Georges Clémenceau n’a aucun sens, c’est du stationnement et du plan de circulation dans son ensemble dont il doit être question. Mais on connait bien cette tactique à la Gumiel qui consiste à opposer les citoyens, pour ensuite sous couvert de les avoir consultés, faire ce qui était prévu de longue date.
Avec la Taxe d’ Habitation, en 2011, sans augmenter les taux d’imposition, ce ne sont pas moins de 1,5M supplémentaire qui ont été pris dans la poche du contribuable. Et plus particulièrement aux résidences principales. La encore le Maire se moque ouvertement du citoyen et plus particulièrement du contribuable.
Dans le même temps, l’endettement est passé de 10 à 46M d’€, et ce sont bien au moins 5 emprunts à risques dont il s’agit. Concernant particulièrement cet emprunt toxique que le maire reconnait aujourd’hui –et ça n’a pas toujours été le cas- il a été contracté pour racheter certains des emprunts à risques, dans une espèce de spirale infernale. Et le maire nous dit tout tranquillement : Je pense que l’état va nous aider à nous sortir de ce mauvais pas. Rendez vous compte, l’intervention de l’état sera nécessaire, autant demander tout de suite la mise sous tutelle de la ville.
Ensuite encore, la Biennale. Il ne suffit cependant pas d’organiser une Biennale et de dépenser, pour ce faire, beaucoup d’argent. Encore faudrait-il être capable de la réussir, cette Biennale, avec si possible des répercussions internationales et des visiteurs. Nous n’avons eu ni les unes ni les autres. Est-il bien nécessaire de revenir sur l’échec lamentable de la dernière Biennale, dont on peut craindre qu’elle n’ait mis définitivement fin aux ambitions de Vallauris Golfe Juan en la matière.
Concernant notre place au sein de la casa, le maire nous livre un bel exemple d’inefficacité, assorti d’hypocrisie. Tout le monde sait que notre commune est loin d’avoir la place qui lui est due, et le maire n’a de cesse de répondre qu’i le reconnait, mais que la responsabilité en incombe à son prédécesseur Michel RIBERO. Qu’il ne peut rien y faire, mais dés que l’occasion se présentera, il agira. Mensonge encore, car avec le changement de périmètre voté par le conseil communautaire, il y a quelques semaines, les textes en donnaient la possibilité. Bien évidement, le maire, pas de vagues ça mouille, n’a encore rien fait. Cela est tout à fait scandaleux et intolérable.
Enfin, pour les législatives et le découpage de Vallauris Golfe Juan entre deux circonscriptions. Et bien, c’est simple, « il ne s’en est pas remis ». C’est tout. Et qu’a-t-il fait ? Qu’a-t-il donc « réalisé », puisque c’est de cela qu’il parle ? Rien. A-t-il gagné tout au plus une suppléance chère à son égo, pas sûr, en tous cas les citoyens eux on perdu beaucoup. Pour faire passer la pilule le maire ose même faire croire que nous allons additionner deux dotations parlementaires. Qui pourrait y croire, le maire nous prend vraiment pour des perdreaux de trois jours tombés du nid.
Le centre social en crise. Que dit le Maire ? Que c’est l’équipe dirigeante du C2SV qui n’a pas su gérer sa gouvernance. Faire peser la toute responsabilité de la crise qui traverse le C2SV sur l’équipe dirigeante, est odieux et malhonnête de sa part . D’autant qu’une adjointe au maire était membre du CA, depuis la création de C2SV, et n’a quitté le navire que quand il commençait à tanguer, vraisemblablement pour éviter au maire des éclaboussures. Le maire ne pouvait donc pas ignorer les difficultés du centre social. D’autant que les sommes allouées étaient dépendantes de demandes de subventions, mais aussi de conventions d’objectifs.
Bien évidement des erreurs de gestion ont été commise, mais comme le reproche la chambre régionale des comptes, la ville donne des subventions, et laisse ensuite les associations livrées à elles mêmes.
Le maire a en charge la politique de la ville au sein de la casa, au vu du résultat sur la commune, dont il se félicite néanmoins, cette délégation ne devrait elle pas être remise en cause ?
La déviation de la D6107, invite tout d’abord un petit retour au début 2008, ou le maire écrivait :
Compte tenu du débat public, et du souhait des administrés que je partage entièrement, pour l’enfouissement de cette voie… j’ai demandé au président du conseil général une étude…. En outre je participerai personnellement au comité de pilotage pour l’étude du projet « calma » 2010,
« les recours ne sont pas suspensifs et les travaux débuteront en fevrier 2012 »
Et, comme on sait lire entre les lignes, les avis des citoyens, je m’en fous. Comme il s’en fout des avis d’experts, qui nous disent que ce projet est totalement dépassé (relevant d’une civilisation ancienne, Fordiste, dite « du règne de l’automobile »). Au fur et à mesure que le temps passe, la balance des coûts et des avantages de cette déviation est de plus en plus négative et cela à un coût élevé. Et comme il s’en fout aussi des avis de la CASA pour laquelle il n’est pas pensable que l’on laisse abîmer le patrimoine naturel et les paysages de nos territoires au profit d’infrastructures de transports. De telles infrastructures, comme celles de la LGV, ne peuvent être acceptées que si elles sont enterrées. Pourquoi le même raisonnement ne serait-il pas valable pour la déviation, à supposer que l’on doive vraiment l’accepter ?
Bref, comme à son habitude le Maire nous a dit tout et son contraire, sur un air de n’importe quoi….
Et pour accentuer le désespoir que le néant de tels propos ne peut qu’inspirer, le Maire annonce que, pour 2014, il pourrait « peut-être avec une équipe différente et rajeunie, demander à la population de lui renouveler sa confiance ».
Pour nous refaire le coup du: « tout ce qui avait été prévu sera réalisé » ?
Commentaires